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Il n'y a probablement jamais eu de société sans drogue. Dans les pays où l'usage de la drogue est autorisé, voire même encouragé, comme par exemple en Chine au 19ème siècle (opium), dans de très nombreux pays d'Afrique (cannabis), dans certains pays d'Amérique latine (cocaïne), la population est, de ce fait, maintenue dans un état de sous développement important. Ceci la met à la merci des divers extrémistes et terroristes qui veulent s'adjuger le pouvoir; pensons aux dictateurs sanguinaires africains, aux communistes de Mao en Chine, aux intégristes musulmans en Arabie et en Algérie, aux maffias colombiennes,.. Le chiffre d'affaire mondial de la drogue est du même ordre de grandeur que celui des armements ou du pétrole (environ 500 G EUR). En comparaison avec les énormes quantités produites, des tonnages infimes de produits sont finalement mis sur le marché par la maffia, essentiellement au départ de quelques régions du globe parfaitement connues: Colombie pour la cocaïne, Afghanistan pour l'héroïne, Maroc pour le cannabis et Pays-Bas pour l'ecstasy. Ces drogues sont vendues par les grands toxicomanes, qui prélèvent leurs doses au passage, aux petits drogués, souvent occasionnels et/ou débutants, qui doivent se procurer l'argent pour payer l'opération. En Europe occidentale, on vole chaque jour environ 25 M EUR sous toutes les formes de criminalité allant de la prostitution au meurtre, pour acheter de la drogue à la maffia. Les nations entières devraient être informées correctement de cette situation par les médias et devraient se mobiliser en masse pour protéger leurs jeunes de cet énorme danger. Cette responsabilité n'incombe pas seulement aux pouvoirs publics! On constate malheureusement que bon nombre de journalistes, peut-être eux-mêmes utilisateurs occasionnels de drogues, banalisent le phénomène, sèment la confusion, accusent les Institutions et la Police, bref, encouragent carrément les jeunes à consommer des produits qui, à les entendre, ne seraient pas si mauvais que cela!..
Comment faut-il refuser la drogue et aider les drogués?
Je suis persuadé que ni la prohibition, ni la légalisation ne sont les bons moyens. Il faut faire appel à l'intelligence et à la détermination de chacun. Il faut cesser de compter uniquement sur les pouvoirs publics pour solutionner ce grave problème de société: nous sommes tous responsables et nous sommes tous en danger! Les drogues légales et illégales, de l'alcool aux neuroleptiques, sont des produits qui perturbent grandement le bon fonctionnement de la partie la plus importante de notre individu: le cerveau. Les drogues sont donc parfaitement anti humanistes puisqu'elles nous rendent incapables d'utiliser correctement notre intelligence. Pour des adultes, la prise occasionnelle de produits enivrants ou stupéfiants n'est généralement pas suivie d'effets dramatiques si toutefois, ils ne doivent pas travailler ou conduire un véhicule; par contre, pour les enfants et les adolescents les conséquences de l'utilisation de ces produits sont presque toujours assez graves. Le risque de passage de la prise occasionnelle à la dépendance existe malheureusement pour environ 10% d'entre nous et, dans ces cas là, la désintoxication et le retour à la normale sont toujours très pénibles. On a souvent tendance à dire qu'un alcoolique boit parce qu'il a des problèmes, alors qu'il serait plus correct de dire qu'il a des problèmes parce qu'il boit! Sans drogue et sans alcool, compterait-on plus d'un million de morts par an sur les routes du monde, l'horrible carnage génocidaire du Rwanda en 1994 aurait-il pu avoir lieu, Bertrand Cantat aurait-il battu et laissé mourir Marie Trintignant?
Pratiquement tous les pays européens sont actuellement confrontés au problème de la surpopulation carcérale. La très grande majorité des prisonniers est constituée de toxicomanes détenus pour consommation de drogues ou de petits délinquants qui sont souvent calmés à l'aide de médicaments et deviennent toxicomanes en prison. Cette situation n'est acceptable ni humainement, ni financièrement. S'il est vrai qu'il faille donner priorité à la protection de la société et à l'aide aux victimes, il faut également ne pas dilapider l'argent public et penser sérieusement à la réhabilitation et à la réinsertion des condamnés. La solution serait relativement simple et économique. Elle consisterait à proposer à des détenus drogués des deux sexes, moyennant un contrat contraignant avec la Justice, une cure de longue durée en dehors des prisons, dans des centres situés dans des bâtiments abandonnés et disponibles tels que châteaux, fermes ou casernes. Sous la tutelle de services de l'état, la thérapie y serait pratiquée, comme chez les AA, par les anciens toxicomanes avec une aide minimum éventuelle de certains spécialistes comme médecins et psychologues.

L'expérience que j'ai eu la chance de vivre avec les anciens drogués de l'association le Patriarche m'a permis de comprendre comment il y aurait moyen d'aider efficacement tous les toxicomanes. Le témoignage pathétique des jeunes du Patriarche m'a de plus montré à quel point notre société est peu consciente de la dimension du mal et à quel point la prévention que nous préconisons est peu crédible. La prévention des toxicomanies ne deviendra efficace, notamment auprès des jeunes, que lorsque tous les moyens de communication (enseignement, radio, télévision, presse écrite, cinéma) s'imposeront de ne plus banaliser le phénomène et de ne plus faire, directement ou indirectement, l'éloge des utilisateurs de drogues, qu'ils soient "célèbres" ou non! Je me souviens avec gêne des prestations télévisées grotesques du grand Serge Gainsbourg, du pauvre Philippe Léotard ou du chanteur belge Arno complètement ivres, ou de celles du lamentable Doc Gynéco, expert en cannabis, sous l'oeil complice et attendri du présentateur de télévision et sous les applaudissements hystériques d'un certain public ridicule... Il m'est par exemple insupportable d'entendre dire sur les ondes nationales françaises, par d'illustres chanteurs de rap, sans la moindre contestation de la part du journaliste, que les jeunes des banlieues difficiles ne se droguent plus car ils ne consomment que du cannabis...
voir également
http://jbs-drogue.monsite-orange.fr
http://nondrogue.monsite-orange.fr
http://www.laverdadsobreelpatriarca.org
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